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Sos Plombier Nîmes : Le DTU en plomberie sanitaire


Le dtu by Sos Plombier Nimes
Que veux dire DTU ?

Dans le secteur du BTP, la plomberie sanitaire occupe une des places essentielles lors du déroulement des travaux. Elle répond également à des réglementations bien précises. C’est le cas par exemple du DTU. Ce dernier regroupe en général l’ensemble des normes qui ont tendance à régir les installations des équipements de plomberie pendant les travaux de rénovation ou de construction. De même, DTU apporte des informations techniques concernant la conception des réseaux de distribution. Il définit clairement les bonnes pratiques à suivre pour réussir la mise en œuvre des différents éléments. Quelles sont les informations à avoir sur le DTU en plomberie sanitaire ? Nous aborderons davantage les précisions dans les lignes à suivre.


DTU en plomberie sanitaire : les canalisations d’alimentation en eau et en eau chaude sanitaire


La production d’eau chaude sanitaire nécessite la mise en place des travaux spécifiques. Aujourd’hui, la « Plomberie Sanitaire pour Bâtiment » est à la charge des spécifications qui permettent de mettre en œuvre les canalisations d’alimentation en eau froide et en eau chaude sanitaire. Les travaux d’installation s’effectuent à l’intérieur des bâtiments, que ce soit neuf ou existant.


Que visent les travaux DTU en plomberie sanitaire ?


Du côté des canalisations d’alimentation en eau et en eau chaude sanitaire, les travaux DTU en plomberie visent spécifiquement :

· L’alimentation en eau froide et en eau chaude sanitaire des appareils sanitaires ;

· La mise en place des jonctions entre les bâtiments ;

· Le branchement des canalisations d’eau froide sanitaire ;

· L’alimentation des réseaux extérieurs d’arrosage et de puisage.


Sachez que les spécifications de mise en œuvre énumérées concernent toutes les zones climatiques ou naturelles. Cependant, les travaux DTU en plomberie ne visent pas les dépannages, l’installation des appareils sanitaires et ceux dédiés à la production d’eau chaude. Il ne faut pas oublier les canalisations d’alimentation ventilées à l’air libre. De même, les travaux DTU ne sont pas dédiés aux réseaux :

· De chauffage et de climatisation ;

· D’irrigation enterrée ou non ;

· D’incendie ;

· D’adduction d’eau ;

· D’eau à usage spécifique.


Quels sont les différents types de mise en œuvre des canalisations en eau chaude sanitaire ?


Avant de passer à la mise en œuvre des canalisations, ces dernières doivent être façonnées. Le façonnage consiste en général à effectuer quelques actions telles que :

· La réalisation de coupe ;

· Le filetage ;

· Le cintrage et/ou le perçage des tubes,

· Etc.

Il existe des dispositions spécifiques pour la mise en œuvre des canalisations enterrées. En effet, ces dernières ne doivent pas être installées dans des endroits soumis à des charges et surcharges extérieures. De même, le choix de la technique à mettre en place varie en fonction de la nature des tubes.

Aujourd’hui, il existe plusieurs types de mise en œuvre des canalisations en eau chaude sanitaire. Voici quelques-uns d’entre eux :

La mise en œuvre en aérien sur support


La mise en œuvre en aérien sur support consiste à fixer les canalisations en apparent ou dissimulé dans une gaine technique. Ce procédé peut également être réalisé dans un coffrage. Pendant la mise en œuvre en aérien, la dilatation des canalisations ne doit pas être négligée. Il en est de même lors de la traversée des parois.

Pour fixer les tuyaux, vous pouvez vous servir d’étriers ou de colliers métalliques/plastiques. Le choix dépend particulièrement de la nature des canalisations. Face aux PE-X, PB ou multicouches, vous devez mettre en place une protection sur la partie en contact avec le tube. Lorsqu’il s’agit d’une mise en œuvre dissimulée, il est important de prévoir l’accès aux canalisations afin de permettre la réalisation des travaux de maintenance et d’inspection.


La mise en œuvre en incorporation dans les éléments du gros œuvre


À ce niveau, chaque canalisation peut être enrobée encastrée ou engravée dans les éléments du gros œuvre. Toutefois, cela varie en fonction de sa nature et du lieu d’incorporation. Lorsque l’enrobage se fera sur une dalle pleine, de véritables précautions doivent être mises en place. En effet, chaque élément incorporé doit :

  • Être localisé entre les nappes d’armature de chaque face ;

  • Offrir la possibilité d’avoir un enrobage de béton qui sera au moins égal au diamètre de la plus grosse gaine ;

  • Être séparé les uns des autres par un diamètre de gaine au minimum (c’est-à-dire 5 cm) ;

  • Permettre un bétonnage correct.

Il peut arriver que la mise en œuvre concerne les canalisations en PE-X, PB ou multicouches. À ce niveau, vous devez prévoir l’utilisation d’un fourreau lorsque la température de l’eau peut dépasser les 60°C.


Comment se déroule la mise en œuvre ?


Concernant la mise en œuvre, il est important que le réseau de distribution en eau soit le plus court possible. Cela permet de bénéficier d’une alimentation continue au niveau des différents appareils desservis. Par la même occasion, vous profiterez d’un accès confortable pour effectuer quelques manœuvres comme la vidange, le rinçage et la désinfection des canalisations.

De même, le réseau de distribution à mettre en place doit permettre de bénéficier d’un accès aisé pour l’ensemble des organes de manœuvre de sécurité et de protection des installations sanitaires. Un tel dispositif permet de prévenir la pollution de l’eau potable.

Chacun des éléments installés sur les canalisations doit pouvoir être retiré sans pour autant les endommager. De même, une protection efficace doit être mise en place au niveau des canalisations enterrées ou non, afin de contrer les effets du gel.

Avant d’utiliser les canalisations mises en œuvre, celles-ci doivent faire l’objet de contrôles. Pour y parvenir, voici quelques essais à réaliser par les professionnels :

· La désinfection avant la mise en service ;

· L’équilibrage des réseaux bouclés et alimentés en eau chaude sanitaire ;

· Les essais d’étanchéité ;

· Le rinçage des canalisations ;


· Etc.

DTU en plomberie sanitaire : les canalisations d’évacuation gravitaire d’eaux usées et pluviales


Conformément à la « Plomberie Sanitaire pour Bâtiment », plusieurs exigences doivent être respectées concernant la mise en œuvre des canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales. Le respect des normes doit être de mise sur les bâtiments neufs et existants.


Que vise le DTU pour les canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales ?


En général, le DTU concernant l’évacuation des eaux usées et pluviales est dédié aux canalisations enterrées extérieures aux bâtiments. Cependant, cela n’inclut pas celles qui sont reliées à un réseau d’assainissement public.

Par ailleurs, il est important de préciser que le DTU d’évacuation des eaux usées et pluviales ne peut pas viser :

· Les dispositions qui sont relatives au stockage des eaux ;

· Les travaux de réparation ;

· Les travaux destinés à la réutilisation des eaux usées ;

· Les systèmes d’évacuation des eaux pluviales par effet siphoïde ;

· Les équipements et appareils raccordés aux canalisations publiques ;

· Les normes concernant la fabrication et le dimensionnement des installations d’eau pluviale ;


Quelles sont les exigences de la mise en œuvre de cette DTU ?


En général, l’évacuation des eaux usées et pluviales doit s’effectuer de manière séparée. Cependant, elles peuvent être rassemblées à l’extérieur du bâtiment. À ce niveau, vous devez tout mettre en œuvre afin que les colonnes de chute soient prolongées par une ventilation jusqu’à l’air libre. L’idéal serait que le prolongement s’effectue jusqu’au-dessus des locaux habités.


Du côté des matériaux, les canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales peuvent être conçues en PVC, en cuivre ou en fonte. Celles-ci ne doivent pas cheminer dans les conduits de fumée de ventilation ou d’ordures ménagères. De même, il est interdit que les canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales cheminent dans l’épaisseur d’un isolant de mur de façade. Par contre, vous pouvez les fixer à la structure du bâtiment ou à une paroi. Pour y parvenir, faites usage des colliers dont les fixations sont compatibles.


L’installation des canalisations d’évacuation des eaux usées et pluviales non enterrées


Pour une meilleure évacuation des eaux usées et pluviales, une pente de 1% doit être considérée lors de l’installation des canalisations. Cela permet d’éviter la stagnation des eaux dans les tuyaux. Les percements effectués afin de faciliter la traversée des parois ne doivent pas impacter la stabilité de la structure. Il en est de même pour l’étanchéité à l’eau du support. Si vous prévoyez utiliser un fourreau, alors veillez à ce que le diamètre intérieur de ce dernier soit supérieur de 2 millimètres au diamètre extérieur de la canalisation.


L’installation des canalisations enterrées d’évacuation des eaux usées et pluviales


Face à des canalisations enterrées et destinées à l’évacuation des eaux usées et pluviales, il existe des dispositions spécifiques à ne pas négliger. Voici deux d’entre elles :

· Les canalisations d’évacuation des eaux usées ne doivent pas être enterrées dans les zones soumises à des charges ou surcharges extérieures.

· Chaque canalisation enterrée doit reposer sur le sol sur toute la longueur. De même, le remblayage de 20 cm au-dessus doit être fait à partir des éléments fins et homogènes afin de garantir la bonne mise en service des tuyaux.

Pour ne pas être confrontés à des fuites sur le réseau de canalisation d’évacuation des eaux usées et pluviales, quelques essais de mise en service doivent être réalisés en amont.


DTU en plomberie sanitaire : les appareils sanitaires et de production d’eau chaude sanitaire


Du côté de la mise en œuvre des appareils sanitaires et de production d’eau chaude sanitaire, « Plomberie Sanitaire pour Bâtiment » dispose des clauses techniques types à ne pas négliger. Celles-ci concernent les canalisations à l’intérieur des bâtiments neufs et existants.


Quels sont les appareils sanitaires et de production d’eau chaude visée par ce DTU ?


Dans la « Plomberie Sanitaire pour Bâtiment », le DTU a spécifié les appareils sanitaires devant être utilisés. Cela concerne particulièrement :

· Les éviers, les lavabos, les plans de toilette, les vasques, les lave-mains, etc.

· Les receveurs de douche acryliques ou céramiques ;

· Les bidets sur pied ou suspendus ;

· Les baignoires acryliques ou en acier émaillé ;

· Les cuvettes de toilette sur pied ou suspendues ;

· Les urinoirs ;

· Les parties support qui sont associées à tous les appareils urinaires ;

De plus, le DTU des appareils sanitaires prend également en compte tous les éléments de robinetterie, sans oublier également ceux qui permettent la vidange des équipements sanitaires.

Du côté des appareils de production d’eau chaude sanitaire, le DTU vise particulièrement :

· Le chauffe-eau thermodynamique, à production instantanée et à accumulation ;

· Les préparateurs d’eau chaude sanitaire ;

· Les échangeurs.

Comment s’effectue la mise en service des appareils sanitaires ?


Les prescriptions de mise en service des appareils sanitaires ont été énumérées dans l’article 4 de DTU. Voici quelques dispositions légales à ne pas négliger :


L’installation des lavabos suspendus et accessoires


L’installation des lavabos suspendus et accessoires doit s’effectuer dans les normes légales. Pendant la pose de ces appareils sanitaires, la hauteur doit être comprise entre 85 et 95 cm du sol. Les mesures doivent être prises au niveau de la partie supérieure de la plage de robinetterie.

Du côté de la fixation, elles peuvent s’effectuer de différentes manières. Cependant, poser les appareils sanitaires en utilisant des chevilles n’est pas autorisé. Cette exigence est valable lorsqu’il s’agit des cloisons en plaques de plâtre avec ossature métallique. De même, le cas du bâti-support adossé en plaque de plâtre n’est pas autorisé par la loi.

Pour s’assurer de l’étanchéité des appareils sanitaires, l’idéal serait de prévoir un mastic. N’hésitez pas à opter pour tout autre dispositif étanche à l’eau afin d’éviter des problèmes de fuite entre le lavabo et la surface d’appui du support.

La pose des bidets suspendus


Pour installer les bidets suspendus, vous devez prévoir une hauteur comprise entre 38 et 50 cm par rapport au sol fini. De plus, la mise en service de ces équipements sanitaires se réalise généralement sur un bâti-support adossé ou autoportant.

Par contre, la mise en œuvre d’un bidet sur un bâti n’est pas autorisée lorsqu’il y a des cloisons en plaques de plâtre avec ossature métallique. Comparativement à l’installation d’un lavabo suspendu, il serait judicieux de garantir l’étanchéité de cet équipement sanitaire en utilisant du mastic ou d’autres dispositifs étanchent à l’eau. Cela permet de limiter au maximum les fuites lors de l’évacuation des eaux usées.


L’installation des cuvettes de WC suspendues


Les WC sont considérés comme les seuls appareils sanitaires possédant un réservoir d’un volume supérieur à 6 l d’eau. Bien qu’ils soient très différents, ces appareils doivent être installés à une hauteur comprise entre 38 et 50 cm par rapport aux sols finis.

La pose de la cuvette s’effectue sur un bâti-support adossé ou autoportant. Le premier cas n’est pas autorisé en cas de cloison en plaque de plâtre avec ossature métallique. L’étanchéité des WC doit être réalisée par un mastic sanitaire ou par tout autre dispositif étanche à l’eau.

Cependant, vous devez particulièrement faire attention au niveau de la position des raccordements encastrés. Plus précisément, les fixations doivent être réalisées de manière à ce que la hauteur d’utilisation souhaitée soit obtenue. De même, la cuvette doit avoir une parfaite horizontalité après l’installation.


L’installation des receveurs de douche céramique


La pose des receveurs de douche céramiques doit être effectuée avec précaution. Lorsque la mise en place d’un calage de fond est indispensable, vous devez veiller à ce qu’il soit uniforme et garanti par 4 supports rigides de dimension 10 x 10 cm. Il peut arriver que l’une des dimensions du receveur soit supérieure ou égale à 90 cm. À ce niveau, il est obligatoire de préparer 5 supports rigides pour la mise en service de cet appareil sanitaire.

Par ailleurs, vous devez également savoir que les supports maçonnés en l’obligation d’être scellés. Vous avez le choix entre la chape ou la dalle. De plus, il est important de laisser un espace libre de 5 cm au minimum entre le bord des receveurs de douche céramique et le support.


Comment s’effectue la mise en service des appareils de production d’eau chaude sanitaire ?


En fonction des supports, les appareils individuels de production d’eau chaude sanitaire pourront être fixés en utilisant des chevilles ou des platines. Ce sont les méthodes d’installation les plus prisées aujourd’hui dans les bâtiments.

Cependant, sachez que les fixations par cheville sont interdites en présence des murs avec doublage ou de cloisons :

· En plaque de plâtre avec ossature métallique ;

· En carreau de plâtre alvéolaire ;

· En carreau de plâtre plein.

Pendant l’installation des appareils de production d’eau chaude sanitaire, il est important de laisser suffisamment de place. Cette recommandation ne doit pas être prise à la légère puisque cela permettra de remplacer facilement les parties amovibles (comme la résistance ou le thermostat) des équipements installés. À ce niveau, les appareils à installer verticalement doivent au minimum être situés à :

· 10 cm du plafond ;

· 40 cm du sol ;

· 12 cm de toute paroi verticale.

Pour plus de confort, un groupe de sécurité doit obligatoirement être installé pour alimenter l’appareil en eau froide. De même, il doit être placé au plus près de l’appareil de production d’eau chaude sanitaire (sans être au-dessus des 3 m). Cependant, l’installation d’un groupe de sécurité ne concerne pas le chauffe-eau à écoulement libre.



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